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Du village rural à la ville de grande couronne

Du Moyen Âge à la Révolution

photo du château de Vernouillet

Au Moyen Âge, le territoire de Vernouillet est occupé par sept fiefs, dont l’histoire est aussi enchevêtrée que la topographie : aux terres de Marsinval, Le Buisson, La Queue, La Fleur-de-Lys, Beaulieu s’ajoutent les domaines tenus par les abbayes de Saint-Denis et de Saint-Magloire.

En 1598, Vernouillet, détenue jusqu’alors par les Aleaume, seigneurs de Verneuil, passe aux Romé. En 1723, Louis-Pierre de Romé réunit les deux villages dans le marquisat Romé de Vernouillet, dont le chef-lieu est Verneuil.

À la veille de La Révolution, Vernouillet est un village campagnard dont l’activité principale est la vigne. Sa population compte 900 habitants, en incluant le hameau de Marsinval et celui de Brezolles. L’église Saint-Étienne, autour de laquelle le village s’est construit, et le château de Vernouillet, qui appartient alors à la famille Tautest du Plain, sont les édifices remarquables du village. Cependant, exception faite du château et des quelques maisons de notables, l’essentiel du bâti est constitué de fermes ou de maisons de vignerons très anciennes, construites avec les pierres calcaires extraites des carrières environnantes, et dont les toits sont en tuiles plates.

Pendant la Révolution, le maire Arnoult Laroche défend son ami Tautest du Plain à la Convention, ce qui lui permet, ainsi qu’à sa famille, de survivre à l’agitation populaire. La comtesse de Sénozan, châtelaine de Verneuil, n’aura pas cette chance...

De la Révolution aux années cinquante

photo du centre historique de la ville

Au XIXè siècle, les municipalités successives sont confrontées au gel et à la grêle qui frappent les habitants, tous vignerons ou agriculteurs, ainsi qu’à l’occupation prussienne. En 1842, l’installation de la ligne de chemin de fer Paris - Rouen favorise la lente renaissance du village. Les agriculteurs, qui ont désormais la possibilité d’exporter leurs produits, développent les cultures maraîchères aux dépens de la vigne, menacée par le phylloxéra et la concurrence des vins du Midi.

Avec la venue de riches Parisiens, de nouvelles réalisations architecturales voient le jour dans la forme que nous leur connaissons aujourd’hui. La maison de pierres calcaires extraites du sous-sol local cède la place à des édifices qui allient les matériaux les plus divers. L’emploi de briques et de bois pour les maisons de type néo-normand comme la Maison des Buissons, située à l’entrée du rond-point de Médan, en témoigne.

L’acier, qui est désormais produit en quantité industrielle, se répand également dans la construction. Sur les toits de style Mansart en particulier, le zinc redevient à la mode, les ardoises aussi. C’est un foisonnement d’idées nouvelles pour « faire toujours plus beau ». Les façades se parent de motifs de céramique ou de briques émaillées qui résistent à l’épreuve du temps.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale

photo aérienne de la cité du Parc

La commune s’urbanise avec la création, en 1962, de la gare de Vernouillet-Verneuil. Son implantation joue un rôle considérable. En effet, aux riches propriétaires en villégiature s’ajoutent des familles modestes qui, travaillant à Paris, s’y installent durablement.

La population, qui passe ainsi de 1 900 habitants en 1954 à 5 700 en 1962, réclame un gros effort de construction. La ferme de Marsinval, rachetée par la famille Gonse à la famille Tautest du Plain, est ainsi vendue à la société Bréguet qui y construit le Domaine de Marsinval au sud, en limite des communes de Morainvilliers et de Médan. Ce complexe pavillonnaire sera achevé en 1976. De même, la Caisse des dépôts et consignations achète le château et son parc pour y abriter la maison de retraite Isatis.

Mais le changement de physionomie le plus marquant est la réalisation du quartier du Parc en 1956. Sur un terrain de 15 hectares, la Caisse des dépôts et consignations réalise un programme de 813 logements sociaux, sous forme d’immeubles de cinq étages avec des équipements et services de proximité : écoles, centre social (devenu espace des Résédas), centre commercial. Ces immeubles, ouverts sur le parc du château, font l’objet d’un aménagement paysager remarquable. Résolument modernes pour l’époque, ils font alors la fierté de leurs résidents.

Au début des années quatre-vingt, Vernouillet est devenue une coquette ville de banlieue. Ses extensions pavillonnaires se sont peu à peu développées en lisière de Verneuil-sur-Seine, le long du chemin de Marsinval et le long du boulevard de l’Europe. Les chemins ruraux sur le plateau sont peu à peu viabilisés, dans le prolongement du centre-ville.

Des années quatre-vingt à nos jours

La réalisation de la zone d’aménagement concerté, approuvée en conseil municipal en novembre 1989, donne un nouvel essor économique à la commune et permet l’implantation de dix nouvelles activités en dix ans au sein du quartier de la Grosse Pierre, représentant environ quatre cents emplois.

Des projets de construction à caractère résidentiel sont entrepris sur le plateau (quartier Les Rois), et en continuité du centre historique (quartier Les Carrières). Afin de répondre aux nouveaux besoins, de nouvelles infrastructures voient également le jour (gymnase de l’Amandier, Maison de l’enfance).

Depuis 2005, la Ville mène un travail important de préservation de son cadre de vie et de développement de ses services, à travers la création de nouveaux équipements (crèche familiale, relais assistante maternelle, accueil de loisirs, école des arts appliqués, maison des associations, commissariat de secteur).

vu aérienne du territoire de Vernouillet