Vidéoprojection : travaux en cours

Interview de Laurent Baivel, Adjoint délégué aux Finances, aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication / Président du Sivucop.

Le Vernolitain : Pourquoi avez-vous décidé de déployer la vidéoprotection à Vernouillet ?

Laurent Baivel : Afin de pallier au manque d’effectifs sur notre circonscription de sécurité publique, et d’assurer la sécurité des Vernolitains, nous avons été amenés à faire des choix. Ainsi, nous avons décidé de déployer un système de vidéoprotection pour environ 2 millions € d’investissement, qui s’est déroulé en 2 phases.
Cette solution moderne, avec fibre optique, est moins sujette à d’éventuelles tentatives de vandalisme. Certes plus coûteuse mais beaucoup plus robuste, donc plus sûre pour les Vernolitains ! Cette décision permet d’œuvrer en complément de l’action des forces de l’ordre sur le terrain : Polices nationale et municipale, chacune dans ses prérogatives.

V : Comment la vidéoprotection est-elle gérée à Vernouillet ?

LB : C’est le Sivucop qui administre la vidéoprotection. Né en 2001, ce syndicat intercommunal regroupait à l’origine les villes de Triel, Verneuil et Vernouillet et avait pour vocation la création du commissariat situé rue Arnoult-Laroche à Vernouillet. Inauguré en 2014, il accueille aujourd’hui les Polices municipales de Verneuil et Vernouillet, dont le regroupement fut acté après le départ de Triel. Le bâtiment accueille également une permanence de la Police nationale, mais c’est également lui qui abrite le système central de vidéoprotection des deux communes. En effet, ces dernières ont travaillé sur une première phase, achevée en 2022, avant de poursuivre sur une seconde phase, dont les travaux ont débuté à l’automne dernier. Ils devraient s’achever en décembre prochain.

V : Comment ce syndicat est-il organisé ?

LB : Le conseil syndical est composé de 6 membres, en équité parfaite entre les 2 villes. La présidence du syndicat est tournante. Ainsi, après avoir présidé 3 ans, la Ville de Verneuil a cédé la place en 2024, c’est ainsi que j’ai été élu président. Nous tenons des conseils syndicaux pour délibérer sur des sujets importants pour le fonctionnement du syndicat. Ces séances sont publiques et se déroulent au centre opérationnel de police.

V : Comment est financé le déploiement de la vidéoprotection ?

LB : Nous avons obtenu une suvention de 682 302€ de la Région Île-de-France. De plus, le syndicat lève une part d’impôt sur la taxe foncière équivalent à 3,1 points. Cette année, grâce à une gestion économe et raisonnée, nous avons pu baisser cette part de 20% pour les Vernolitains qui l’acquittaient. Vous pourrez constater cette baisse dans la colonne « syndicats de communes ». Tout cela en finalisant une couverture optimale sur le territoire communal !

V : Justement, quel objectif de couverture vous donnez-vous à la fin de la 2nde phase de déploiement ?

LB : Nous réussirons à déployer à terme plus de 130 caméras en fonctionnement sur tout Vernouillet ! Un réseau se comparant largement à des villes de strate supérieure. La vidéoprotection est une des solutions pour allier sécurité des biens et des personnes. Cette 2ème phase nous permettra de couvrir de manière beaucoup plus performante les rues de notre Ville et répondre plus précisément aux requêtes formulées par la Police nationale en cas de vol, de cambriolage, d’accident …

V : Comment les choix sont-ils opérés dans les implantations des points vidéo ?

LB : La stratégie est la même depuis le début. Avec plus de 300 rues à Vernouillet, il nous était impossible de couvrir 100% du territoire communal. Nous avons donc du prioriser selon les critères suivants :

  • Les entrées et sorties de la Ville et les carrefours stratégiques
  • Les abords des bâtiments municipaux (écoles, gymnases …)
  • Les points de forte concentration de population (notamment le centre-ville)

Ce plan a ensuite été soumis à la Préfecture et validé par notre référent à la Police nationale.
Ce travail nous a permis d’arriver à un dispositif solide, couvrant toute la commune de manière satisfaisante et cohérente. Une phase de complément pourra être envisagée si les réquisitions policières en montrent le besoin.

V : Comment sont utilisé les caméras ? Par qui ?

LB : En plus des visionnages réguliers de la Police municipale, les caméras sont principalement utilisées pour répondre à des réquisitions de la Police nationale et de la Gendarmerie dans le cadre d’enquêtes pour des vols, des cambriolages ou encore des accidents. Nous répondons à plus d’une trentaine de réquisitions par an. A terme, lorsque la seconde phase sera complètement opérationnelle, immanquablement, ces sollicitations seront plus nombreuses grâce à un réseau plus performant.
Il deviendra aussi pertinent de disposer d’agents qui assureront le visionnage en temps réel permettant une meilleure réactivité des forces de l’ordre lors de leurs interventions. Nous pourrions envisager de travailler ce sujet grâce à une mutualisation des moyens humains, dans le cadre d’une police intercommunale pourquoi pas ?

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